Presse

Album Liszt / Schumann / Schönberg : 

 

“Le brio Karénine” CHOC Classica

” Dans ce répertoire qu’un jugement hâtif pourrait qualifier de “marginal”, le Trio Karénine se montre en tout point digne de l’héroïne tolstoïenne à qui il doit son nom : passionné et attachant”

Jérémie Bigorie, Classica, Avril 2021

 

“Révélés en 2016 par un album Schumann, le Trio Karénine nous a habitués à des rapprochements malins et rares. Après Fauré-Ravel-Tailleferre puis Weinberg-Dvorak-Chostakovitch, voici une nouvelle exploration originale du répertoire. Dans Tristia, ils soulignent les audacieuses modulations , les harmonies dissonantes, les frémissements lyriques tirés de sa Vallée d’Obermann par un Liszt inspiré. On en dira pas autant du Schumann des mélancoliques Etudes op 56, destinées au piano à pédalier, dont l’habile transcription par Théodor Kirchner et l’interprétation colorée, vivante des Karénine atténuent la farouche austérité.

Transcrire la Nuit Transfigurée représente une périlleuse gageure (…) C’est tout l’art de Steuermann d’avoir en grande partie évité cet écueil, et tout l’art du Trio Karénine que de nous faire momentanément oublier les splendeurs des Hollywood, Juilliard et LaSalle, pour restituer dans un tout autre éclairage la subtilité des inflexions, le raffinement des couleurs et l’intensité dramatique de l’original. ”

Patrick Szernovicz, Diapason, Avril 2021

 

“Sa finesse et son imagination permettent au trio Karénine de puiser dans sa propre palette afin d’apprivoiser un répertoire qui n’est pas le sien”

Pianiste, Avril 2021

 

“Pour leur nouveau disque, les Karénine se lancent le défi de visiter trois œuvres du répertoire romantique germanique dans des transcriptions pour leur formation. Si le Liszt va de soi puisque dû à l’auteur lui-même, les deux autres, au chapitre des raretés, montrent l’original sous un jour renouvelé, singulièrement La Nuit transfigurée de Schoenberg. Pari réussi, car nos trois mousquetaires en livrent des lectures aussi rigoureuses qu’imaginatives. (…)

Dans cet exercice de haute voltige, les Karénine offrent une exécution d’un poli instrumental rare et une lecture d’une extrême lisibilité, loin de tout sentimentalisme post-romantique.”

Jean-Pierre Robert, ON magazine, Mars 2021

 

“Comme dans une bonne histoire ou un film palpitant, la dramaturgie d’un programme musical fait la différence. Le Trio Karénine l’a bien compris en « scénarisant » son dernier enregistrement comme un auteur l’aurait fait de son roman (…)”

Emmanuelle Giuliani, La Croix, Mars 2021

 

“(…)l’interprétation des Karénine, merveilleuse dans la conversation musicale, de simplicité – heureuse, vraiment – et d’imagination poétique.”

Alain Cochard, concertclassic.com, Mars 2021

 

 

Album Chostakovitch / Weinberg / Dvorak :

 

“Les trois musiciens ont glané bon nombre de prix. A raison. Si l’on osait, voici ce que l’on pourrait dire du développement de l’ensemble : probablement une encore plus grande autorité stylistique, et une inébranlable détermination, idéalisation et individualisation de l’expression. Ces trois-là sont incroyablement souverains techniquement et virtuoses.”

Das Orchester, Mai 2020

 

“C’est cette fois un coup de maître, tant les interprètes surprennent par leur capacité à varier admirablement les climats, sensibles et délicats dans les parties apaisées, plus vifs ensuite en contraste, mais toujours au service d’une éloquence narrative et très à propos.

Le Trio Karénine séduit tout du long par la lisibilité et les couleurs, toujours mises en valeur par la prise de son – le tout en une lecture équilibrée entre pénombre et clarté. Un grand disque.”

Florent Coudeyrat, concerto.net, Avril 2020

 

“Dans cette œuvre qui fut un des chevaux de bataille du Beaux Arts Trio, les Karénine apportent un sang neuf, fait d’une sorte d’objectivation de l’élément romantique et de son parfum de terroir. Ils misent sur les oppositions et les contrastes marqués entre les passages de lyrisme envoûtant et les traits rapides, entre des accents retenus et de soudaines accélérations comme précipitées. Le raffinement instrumental de chacun des musiciens apporte une indéniable spontanéité à ce qui flatte les ressources des trois instruments. Comme il en est de leur vision des deux pièces précédentes, elles aussi emplies d’élan. Après leurs disques Schumann (2016), puis Fauré, Ravel et Tailleferre (2018), chez le même éditeur, le trio français montre une riche diversité dans les répertoires abordés et surtout un revigorant bonheur de jouer.”

Jean-Pierre Robert, ON magazine, Novembre 2019

 

L’âme slave et consciente du Trio Karénine

“(…)Le Trio Karénine réussit un bel enregistrement. Mieux, il porte au public et au disque des oeuvres dont on dirait communément qu’elles sont l’âme slave. Nous préférerons parler du talent de ces artistes à jouer, interpréter et vivre des oeuvres emblématiques de ce que l’émotion complexe est en musique.

Le Trio « Dumky » est aux origines de ce travail au coeur des émotions telles que transcrites par les compositeurs slaves. Mélancolie et gaieté s’y côtoient. Se confrontent presque, rappelant ainsi la personnalité enflammée et rêveuse de Dvorak. Un compositeur que les trois artistes du Trio servent avec une infinie justesse.

Cette oeuvre emblématique de la musique de chambre de Dvorak est entourée de Chostakovitch et Weinberg. Chostakovitch et Weinberg, les deux amis que la musique mais aussi la répression politique et religieuse en Union Soviétique a soudé. Chez eux, le mot émotion devient euphémisme. Là encore, Paloma Kouider (piano), Fanny Robilliard (violon) et Louis Rodde (violoncelle) excellent. Du Trio n°1 op.8 de Chostakovitch, on retient leur talent à transcrire la tension dramatique d’une pièce enserrée entre un lyrisme post-romantique et les accents douloureux de thèmes obsessionnels. Du Trio op.24 de Weinberg, on applaudit chaque note, chaque complainte du violon, chaque murmure de douleur du violoncelle et chaque présence sourde et lancinante du piano (…)

“2019. L’Europe hésite et les individualités perdent parfois le lien qui les rattache à l’histoire douloureuse du vingtième siècle. Ne suffit-il pas de lire, d’écouter, de se remémorer pour mieux avancer ? Ce disque Chostatovitch – Dvorak – Weinberg est donc bien mieux encore qu’un travail sur l’âme slave. Il appelle à vivre des oeuvres qui portent en elles le lot de souffrances incommensurables subies par les intellectuels et les artistes à l’Est…”(…)

Anne-Sandrine di Girolamo, Gang-flow.com, Octobre 2019

 

“Le premier album du Trio Karénine (Schumann) avait fait dresser l’oreille. Celui-ci confirme bien que cette réussite n’était pas un feu de paille. Après neuf ans de travail intensif, la formation a désormais atteint une maturité sonore et surtout une intelligence des textes qui la situent au plus haut niveau.

Prenons par exemple le trio de Gabriel Fauré. C’est l’oeuvre d’un vieux monsieur fatigué, attaché à la forme et à une expressivité que l’on peut qualifier de romantique, où priment pourtant la sensualité et l’élégance d’une forme épurée.
On retrouve tout cela dans l’interprétation des Karénine, qui voient les choses de haut, refusent d’accuser les angles et l’expression, et donnent du Trio l’image la plus juste et raffinée.
À propos de raffinement, on appréciera aussi l’équilibre du Trio de Ravel, dans lequel la perfection de la forme conjure les terribles angoisses qui assaillaient le compositeur en cette année 1914. L’expression, une fois encore, n’est pas surlignée mais passe par le travail des sonorités et la conduite très naturelle des mouvements.
Bien moins connu, quoiqu’il en existe déjà au moins deux enregistrements, le Trio de germaine Tailleferre offre la particularité d’avoir été composé en deux fois, à six décennies d’intervalle (1917 et 1978).
On y sent bien un petit côté Groupe des Six charmant et spirituel mais surtout une belle écriture dense et châtiée, et que les interprètes prennent vraiment au sérieux.

En somme un très beau travail d’une formation qui porte un regard original sur des pages connues et révèlent une rareté de prix.”

Jacques Bonnaure, Classica, Juin 2018

 

“Le Trio de Germaine Tailleferre par des interprètes français ? Ce n’est pas tous les matins ! On a commencé ce disque par la fin, avec l’ouvrage de l’unique femme du Groupe des Six, avant de reprendre les choses à leur début et de « boucler » pendant un bon moment sur une vraie petite merveille discographique (très bien captée de surcroît).
A la différence des quatuors, qui poussent comme des champignons, les trios avec piano ne sont pas légion en France. Le Trio Karénine compte parmi les meilleurs, tant par le niveau de chacun de ses membres (Fanny Robilliard, violon ; Louis Rodde, violoncelle ; Paloma Kouider, piano) qu’un équilibre, une harmonie des individualités et un profond sens de la couleur, qualités qui s’illustrent au mieux dans ce programme français.

Entrée en matière avec le Trio op. 120 (1923) de Fauré. Difficile de croire que cet ouvrage précède d’un an seulement le testamentaire Quatuor à cordes op. 121. Le vieux maître était sans doute devenu dur de la feuille, mais que de jeunesse et de sève lyrique a-t-il su mettre dans une partition dont les trois musiciens s’emparent avec un souffle et un sens de la grande ligne simplement admirables, auxquels s’ajoutent une spontanéité de tous les instants.

Le Trio en la mineur de Ravel se range parmi les des chefs-d’œuvre absolus du genre au XXe siècle et ne pouvait faire défaut à ce disque français. Il est des interprétations qui possèdent le privilège – rare – de conférer une saveur nouvelle aux ouvrages les plus rebattus. C’est le cas de celle du Trio Karénine ; elle dévoile toutes les facettes de la partition avec autant d’intelligente maîtrise que d’émerveillement. Emerveillement qui devient celui de l’auditeur, ébloui et touché par tant d’art et, surtout, de naturel.

Beau geste de curiosité en conclusion que le choix du Trio de Germaine Tailleferre (1892-1983), composition en quatre mouvements entamée en 1917 et qui ne fut achevée qu’en … 1978 ! Le résultat vivant, savoureux, profondément attachant, oscille entre la tendresse et le bigarré et mérite la découverte, d’autant les instrumentistes à l’œuvre ici lui rendent justice avec fraîcheur et franchise.”

Alain Cochard, concertclassic.com, juin 2018

 

 

“Si bon nombre de jeunes quatuors à cordes français ont acquis une enviable réputation, les trios se portent également très bien comme l’attestent le Trio Karénine et cet admirable disque Schumann. Que trois jeunes musiciens se lancent avec passion dans ces deux partitions éminemment romantiques n’étonnera personne. mais qu’ils y déploient un jeu instrumental à l’équilibre parfait, pourtant si difficile à obtenir dans ces oeuvres complexes, et a fortiori sur piano moderne, force l’admiration.

Le piano évite en effet un hégémonie facile pour laisser toute liberté d’élocution aux cordes, et notamment au violoncelle qui peut discourir d’éf-gal à égal avec le violon. Si panache il y a, c’est toujours dans un esprit purement chambriste, avec un souci du détail générant une réalisation d’une qualité rare, sans faiblesse aucune. L’Opus 63 se montre ainsi totalement convaincant, d’autant que les Karénine, en privilégiant des tempi allants, évitent l’écueil de l’épaisseur, voire de la lourdeur si souvent subies dans ces pages. (…)

Un remarquable premier disque, aux interprétations pleinement abouties et montrant de bien belles qualités d’ensemble, se hissant aux premières places de la discographie, en compagnie notamment du Beaux-Arts Trio (Philips) et de Faust-Queyras-Melnikov (HM). Attendons maintenant le troisième et dernier trio !”

Antoine Mignon, Classica, Juin 2016

 

 

“Le personnage du roman de Tolstoï, Anna Karénine, par l’élan vital qui le caractérise, a inspiré son nom à ce remarquable Trio français constitué en 2009.

Cette jeune formation a bénéficié de l’expérience du Quatuor Ysaÿe au Conservatoire de Paris mais aussi des conseils précieux et avisés de Menahem Pressler, du Trio Wanderer, de Jean-Caude pennetier … Distingué pour la qualité de ses interprétations, le Trio Karénine s’est attiré l’attention bienveillante de nombreux mélomanes et acteurs influents du milieu artistique. Toutes leurs spécificités s’imposent et deviennent évidence dans les deux premiers Trios avec piano que Robert Schumann composa en 1847 (op. 63) et en 1847-49 (op. 80). L’homogénéité de l’ensemble fait merveille mais ne muselle aucunement les trois individualités alliées bien davantage que concurrentes. En à peine quelques mesures on baigne dans le monde romantique du maître allemand fait de rêverie insondable et de fantaisie parfois débridée mais aussi de mélancolie troublante et de rythmes ardents. Ces traits se retrouvent dans les quatre mouvements de chaque trio et, à l’occasion également , au sein d’un même mouvement. Ils nous convient à franchir des atmosphères variées et changeantes en nous guidant, exemple parmi d’autres, du « Lent, avec sentiment intimée du Trio en fa majeur au « Très vif » de ce lui en fa mineur. A l’instar de certains prédécesseurs comme le Beaux-Arts Trio, le Trio Leif Ove Andsnes, Christian et Tanja Tetzlaff ou le Trio Florestan, le Trio karénine sait faire revivre la musique de Schumann avec talent et génie et se il se positionne à leurs côtés, riche d’un enthousiasme et d’une maturité admirables.”

Jean-Luc Caron, Resmusica, Mai 2016

 

 

“Le même éditeur nous offrait voici deux ans le troisième trio (lOpus 110) par Adam Laloum, Mi-Sa Yang et Victor Julien-Laferrière en état de grâce. Les deux premiers nous permettent ici de faire connaissance avec le Trio karénine. Lumineuse, sobre et sensible, leur version de l’Opus 63 épouse les tourments de l’écriture sans trop les rehausser. ici, on dessine à main levée le trot chromatique déjà oppressant du mouvement initial, en ne lissant jamais les inflexions fouillées du dialogue. On s’amuse ensuite avec naturel dans le facétieux scherzo, avant de toucher la grâce du doigt dans l’intimité du mouvement lent, sommet de la poésie Schumannienne. Les interprètes démontrent là une exquise maturité faite de retenue et de pudeur, poignante par son infinie subtilité, avant de s’élancer dans un finale heureux qui en dissipe les angoisses.

L’Opus 80 n’offre pas moins de séductions. par ses contrastes mesurés et une cohérence immaculée, le Trio Karénine en livre les instants de rêverie comme les sautes d’humeur, témoins de cette instabilité émotionnelle propre à l’auteur. Dans un esprit plus fraternel que combatif, les trois musiciens équilibrent leurs nuances, leurs élans et leur accentuation en veillant à ce que rien ne sorte du cadre. (…) Belle réussite pour un premier disque !”

Jean-Michel Molkhou, Diapason, Septembre 2016

 

 

« LUMINEUX »

“Moins souvent joués que les trios de Beethoven, de Schubert ou de Brahms, ceux de Robert Schumann recèlent purtant de bien jolis trésors. les deux trios proposés ici ont été composés en 1847 – le premier l’a été en hommage à Félix Mendelssohn – et possèdent tout ce qui rend Schumann parfaitement indispensable. Un génie torturé, mais animé d’une sourde énergie. L’interprétation du trio karénine – un groupe de jeunes musiciens français d’exception – est lumineuse et d’une source d’émotions étonnantes.”

Frederic Hutman, The Good Life

 

 

« Le Trio Karénine subjugue le public »

Les absents avaient bien tort ! Vendredi soir, le trio Karenine a littéralement enchanté le public avec un formidable voyage dans les contrées de l’est de l’Europe. Dans le somptueux cadre du manège de l’abbaye, les jeunes musiciens, visiblement très complices, ont interprété avec malice et virtuosité des œuvres de Rachmaninov (« Premier trio élégiaque »), Chostakovitch (« Trio numéro 1 »), Dvorak (trio Dumky) avant de conclure sur l’électrisante « Danse du sabre » d’Aram Khatchatourian

La Nouvelle République, Juillet 2016

 

“Pour terminer le concert c’est le jeune et talentueux Trio Karénine qui prend place sur l’estrade. L’enregistrement qu’ils ont réalisé du trio de Ravel était déjà de très bon augure, mais il faut être devant eux pour percevoir toute cette écoute, cette attention intime à l’autre, cette sensibilité subtile qui les unit. L’émotion délicate qui parcourt le jeu du violoncelliste est au bord de la rupture ; la sonorité est pleine et belle mais peut aller vers une nuance infinitésimale. Le violon est pur, dans des zones célestes. Et le piano socle inébranlable, puissance rythmique tellurique. Des qualités complémentaires qui permettent une interprétation remarquable et inoubliable du Trio de Ravel. Tout particulièrement la manière de construire et dégraisser la Passacaille nous permet de juger de la puissance expressive de chaque musicien lorsqu’il prend possession du thème, puis l’amplitude sidérante qui naît de leur union avant de retrouver la pureté noire du piano dans ses sonorités graves pour finir ce mouvement lent. C’est le final qui revient à la force de vie élémentaire. Vent, eau, feu, terre sont évoqués par la richesse des sonorités mêlées avec une variété incroyable. Ravel a inventé une sonorité à trois, mouvante comme la vie. Le Trio Karénine parvient à cette alchimie rare. Il a bien de l’héroïne éponyme cette puissance expressive et la vie même chevillée au corps.
Une très belle soirée qui nous conduit avec art et délicatesse vers l’un des sommets de la musique de chambre dans une interprétation de haut vol.”

Hubert Stoecklin, Classiquenews.com

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